Le conseil d'administration du CGEP vous présente ses meilleurs voeux pour
l'année 2012. Puisse cette nouvelle année vous apporter du bonheur, de la joie,
et plein de nouveautés dans la découverte de vos ancêtres.

dimanche 1 janvier 2012
Meilleurs voeux 2012
Par YV83-GANDI le dimanche 1 janvier 2012, 00:01
vendredi 25 novembre 2011
Relevés systématiques
Par YV83-GANDI le vendredi 25 novembre 2011, 07:19
Utilité du relevé
Un relevé systématique ou un dépouillement consiste à relever tous les actes
d'un registre afin d'établir des listes qui seront informatisées en vue d'une
publication sur papier et/ou sur internet.
Les documents de base :
- Pour la période allant jusqu' à la révolution, il s'agit des registres
paroissiaux qui répertorient les actes de Baptème, mariages et sépultures
(BMS).
- Après la révolution, la république institue l'état civil ou sont inscrits
les actes de naissances, mariages et décès (NMD), sans critère de
religion.
Comment procéder
Pour faire des relevés systématiques, nous vous conseillons d'abord de
relever les informations sur des fiches papier aussi appelées fiches
TRA avant de commencer à les saisir sur un logiciel X ou Y. Elles
permettent à la personne qui fait le relevé de ne pas oublier de détail
important qui ferait défaut par la suite.
En soi, nous n'avons rien inventé, puisque la Fédération Française de
Généalogie propose une méthode de
dépouillement que nous reprenons ici.
notice_fiches_de_releve.pdf
Fiches de dépouillement
Nous vous conseillons de télécharger les documents permettant d'imprimer les
fiches de dépouillement au format PDF :
ou au format World :
Saisie du dépouillement
Dans un deuxième temps, Les fiches sont reprises pour une saisie
informatisée. De Griot à Excel, les
solutions sont nombreuses.
Le CGEP a choisi Excel, avec trois formats de fichiers :
La saisie est ensuite recontrôlée, avec éventuellement un nouveau passage
aux archives départementales pour relire les microfilms, puis les naissances et
les décès sont transférés sous le même format à GénéaBank et a Bigenet
Pour les mariages, c'est un peu plus complexe, puisque la saisie se fait sur
deux lignes (pour l'impression de nos relevés papier).
"M" pour l'époux
" " pour l'épouse
Ce fichier est donc transformé dans un format sur une seule ligne
Mariages GeneaBank
Consultation des relevés du CGEP
- Nos relevés sont déposés sur GénéaBank que vous pouvez consulter ici. Le système est gratuit pour les membres des associations adhérentes à Généabank, mais pour les non membres, une pré-visualisation permet de savoir ou non si l'acte existe.
- Ils sont édités sur papier et il est possible de les acheter ici.
- Ils sont également disponible sur le système payant de la FFG, Bigenet qui
est consultable ici.
samedi 20 août 2011
Le camp de Drancy
Par YV83-GANDI le samedi 20 août 2011, 07:17
Il y a 70 ans
Le 20 août 1941, 5000 juifs furent arrêtés à Paris et rassemblés en ce lieu,
inaugurant le camp de Drancy, antichambre des camps de la mort.
Près de 100.000 juifs, hommes, femmes, enfants, vieillards, y furent
internés avant leur déportation, pour la plupart à Auschwitz.
1518 seulement sont revenus.
256 furent fusillés comme otages
Ce monument témoigne des martyrs juifs de France, victimes de la barbarie
nazie.
Passant, recueille toi et n'oublie pas
Regardez et voyez s'il est une douleur comparable à ma douleur (lamentation
1.12)
(Texte gavé sur le monument)
Aujourd'hui, la cité de la Muette est toujours la, il y règne une sérénité
troublante pour le pèlerin. Le mémorial qui s'y dresse nous rappelle à jamais
les actes qui s'y sont déroulés, pourtant, dans ce cadre de verdure, on a du
mal à s'imaginer que les bâtiments en U ont servi de camp d'internement de
1941à 1944 et fut en quelque sorte le point central de la Shoah en France.

Le site du Conservatoire du camp
de Drancy nous décrit les conditions de détentions et la vie dans le camp,
aussi, n'y reviendrai je pas.

Prise dans la raffle du Vel d'hiv en 1942 avec sa famille, puis transférée à Pithiviers, Anette Vainstein se souvient de son arrivée au camp de Drancy dans un wagon à bestiaux. Elle en témoigne de façon émouvante sur le site de la ville de Drancy.
De ce camp, ce ne furent pas moins de 42 convois qui partirent en 42-43
depuis la gare du Bourget-Drancy, et 26 en 43-44 depuis la gare de
Bobigny.
La gare du Bourget peut être revue actuellement, puisque le bâtiment est
toujours en exploitation pour le RER B. Elle était distante environ 3
kilomètres du Camp de Drancy.
L'ancienne gare de Bobigny qui était un peu plus proche (2Km), lui fut préférée
par la suite.
Les convois de 1000 détenus arrivaient par bus de Drancy et étaient chargés
furtivement et rapidement dans les wagons, à l'écart du bâtiment voyageurs, à
la halle aux marchandise.


Le lieu a été cédé par RFF pour un euro à la ville de Bobigny qui compte en
faire un lieu de souvenir (Voir le site).
Les prisonniers furent pour la plupart acheminés vers Auschwitz où l’immense majorité d’entre eux trouva la mort.
Quelques photos d'un camp de la mort similaire sont là pour nous rappeler l'horreur qu'ils ont vécu (*).

L'entrée du camp avec son inscription" Le travail rend libre"

Le crématorium

La chambre à gaz

Les fours crématoires
Passant, souviens toi d'eux
Paix à leur âme.
(*) Fotos - Konzentrationslager Dachau 2011
Liens
Ville de Drancy - Le Camp
Wikipedia - Le Camp

Ce(tte) oeuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France.
vendredi 8 juillet 2011
AD93 - Fermetures d'été 2011
Par YV83-GANDI le vendredi 8 juillet 2011, 10:40
Les AD 93 ferment exceptionnellement :
- du 25 au 29 juillet
- et du 22 au 26 aout
Bonnes Vacances
vendredi 24 juin 2011
Journée de Généalogie 2011
Par YV83-GANDI le vendredi 24 juin 2011, 07:58
Le Cercle Généalogique de l'Est Parisien
organise une
Journée de Généalogie & d'Histoire en Seine Saint-Denis
Le 22 octobre 2011
Salle Gérard Philipe, 115 rue Jean Jaurès, 93130 Noisy le sec
Entrée Libre

Télécharger
l'image en taille originale (20Mo)
Le CGEP 93 et les associations de vie et d’histoire locales, vous y convient
pour assister aux différentes activités proposées :
- Initiation
- Présentation
- Causeries
- Ateliers
- Echanges d’expérience
- Généalogie à l'école
- Ressources Internet
- Patrimoine
- Archives - Librairie
- Famille
Généalogie & Seine-Saint-Denis ?
Le Cercle de Généalogie et d’histoire de l’Est Parisien 93 qui fêtera ses 25 ans en 2012, organise en association avec des cercles d’histoire locale une journée de généalogie en Seine-Saint-Denis, en octobre 2011.
Pour beaucoup de gens la généalogie consisterait à aligner des noms et à
essayer d’établir une filiation avec l’empereur germanique Charlemagne ou les
Capétiens.
Que nenni ! Vos ancêtres s’ils étaient en Ile-de-France étaient
probablement des vignerons, des maraîchers voir des petits céréaliers dans
l’Aulnoye, la plaine de France et du côté de Saint-Denis.
Peu d’entre nous ont des ancêtres qui remontent au 16e siècle dans cette
province dite d’Ile-de-France. Pour nombre de « Séquanodyonisiens », leur
ancêtres venaient d’ailleurs : des différentes provinces de ce qui
constituait la France aux 18e ou 19e siècle, de différents pays d’Europe aux
19e et 20e siècle, de pays plus lointains au 20e siècle. Mais d’où qu’ils
viennent, ils avaient une filiation et une histoire… avant de la faire dans le
9-3.
Vos grans-parents ou leurs parents étaient étrangers » ? Nous vous
expliquerons comment faire une recherche de dossier de naturalisation. Comment
retrouver l’état des services militaires de vos grands-pères ?
Votre arrière grand-mère : quel était son métier ? Comment vivaient
les paysans de cette époque ? Combien d’arpents, de li, de kantoun,
cultivaient-ils ?
Ont-ils participé à des évènements historiques ? Ont-ils été des révoltés
de 1848, de la Commune, de la guerre du Rif, du Tonkin ? Leur usine
était-elle occupée en 1936 et 1968 ? Comment utiliser les états-civils que
l’on trouve sur Internet ?
Des recherches sur leurs lieux de travail, sur leurs villes et les conditions
dans lesquelles ils ont vécu donneront de la chair à votre collecte de
noms.
UN CERCLE DE GENEALOGIE ÇA SERT A AIDER A FAIRE L’HISTOIRE DE SA FAMILLE ET DE SON TERROIR.
Clic Ici : Plan d'accès à l'espace Gérard Philippe
Ne cherchez pas : La salle se trouve près de la gare SNCF/RER et face au terminus des tramways.
Informations et confirmations à :
Courrriel : contact@cgep93.org -
Site : http://cgep93.org
lundi 18 avril 2011
Congrès de Lille 2011
Par YV83-GANDI le lundi 18 avril 2011, 19:50
vendredi 24 septembre 2010
Fête des associations 2010
Par YV83-GANDI le vendredi 24 septembre 2010, 09:40
Retrouvez le CGEP à Noisy-le-Sec le dimanche 26 septembre 2010 dans le
gymnase Paul LANGEVIN, de 11h à 18h, à l'occasion de la 1ere fête des
associations et des jumelages.
Nous serons heureux de vous y accueillir.
Au programme, de la généalogie, bien sur !!!

Pour nous retrouver :
samedi 19 juin 2010
Les ouvrières des fleurs de soie à Gagny
Par YV83-GANDI le samedi 19 juin 2010, 09:26
Paru sur Histoire Généalogie :
Les ouvrières des fleurs de soie à Gagny
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1869
Sur la page de l'auteur Micheline Pasquet
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?auteur857
On trouve également du même auteur un article sur L’accident de chemin
de fer de 1877 à Gagny
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1862
dimanche 13 juin 2010
Jean-Baptiste Clément
Par YV83-GANDI le dimanche 13 juin 2010, 10:30
Né le 30 mai 1836 à Boulogne (92), Jean-Baptiste Clément est le fils d'une
riche famille de meuniers de Montfermeil.

Chansonnier et communard, il écrira La Semaine Sanglante
, et devra
fuir Paris pour se réfugier en Belgique, puis à Londres. Il sera condamné à
mort par contumace en 1874.
Il est décédé à Paris le 26 février 1903 et repose au Père-Lachaise.

Bien que souvent associée à la Commune de Paris
, Le
temps des cerises fut écrit en 1866. La musique est d'Antoine
Renard.
Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur
Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreille...
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang...
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant !
Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Évitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour...
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour !
J'aimerai toujours le temps des cerises
C'est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte !
Et Dame Fortune, en m'étant offerte
Ne pourra jamais calmer ma douleur...
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur !

samedi 12 juin 2010
L'EMPLOI DU PRONOM INDÉFINI...
Par YV83-GANDI le samedi 12 juin 2010, 05:48
(Trouvé sur le net, merci à Claude qui me l'a transmis)
Il était une fois quatre individus qu'on appelait ; Tout le
monde - Quelqu'un - Chacun - et
Personne.
Il y avait un important travail à faire,
Et on a demandé à Tout le monde de le faire.
Tout le monde était persuadé que Quelqu'un le ferait.
Chacun pouvait l'avoir fait, mais en réalité Personne ne le fit.
Quelqu'un se fâcha car c'était le travail de Tout le monde !
Tout le monde pensa que Chacun pouvait le faire
Et Personne ne doutait que Quelqu'un le ferait…
En fin de compte, Tout le monde fit des reproches à Chacun
Parce que Personne n'avait fait ce que Quelqu'un aurait pu faire.
*** MORALITÉ ***
Sans vouloir le reprocher à Tout le monde,
Il serait bon que Chacun
Fasse ce qu'il doit sans nourrir l'espoir
Que Quelqu'un le fera à sa place …
Car l'expérience montre que
Là où on attend Quelqu'un,
Généralement on ne trouve Personne !
Je vais le transférer à tout le monde afin que chacun puisse l'envoyer à
quelqu'un sans oublier personne ...
lundi 24 mai 2010
Origine de certaines de nos expressions
Par YV83-GANDI le lundi 24 mai 2010, 09:38
A prendre ou à laisser, je ne soutiendrai pas qu'il s'agit de vérités
historiques, mes les histoires sont assez cocasses !!!
Lu sur GenHP65
Voici quelques faits des années 1500 :
- La plupart des gens se mariaient en juin, parce qu'ils prenaient leur bain annuel en mai, et se trouvaient donc encore dans un état de fraîcheur raisonnable en juin. Mais évidemment, à cette époque, on commençait déjà à puer légèrement, et c'est pourquoi la mariée tentait de masquer un tant soit peu son odeur corporelle en portant un bouquet. C'est à cette époque qu'est née la coutume du bouquet de la mariée.
- Pour se baigner, on utilisait une grande cuve remplie d'eau très chaude. Le maître de maison jouissait du privilège d'étrenner l'eau propre suivaient les fils et les autres hommes faisant partie de la domesticité, puis les femmes, et enfin les enfants. Les bébés fermaient la marche. A ce stade, l'eau était devenue si sale qu'il aurait été aisé d'y perdre quelqu'un... D'où l'expression "Jeter le bébé avec l'eau du bain".
- En ces temps-là, les maisons avaient des toits en paille, sans charpente de bois. C'était le seul endroit où les animaux pouvaient se tenir au chaud. C'est donc là que vivaient les chats et les petits animaux (souris et autres bestioles nuisibles), dans le toit. Lorsqu'il pleuvait, celui-ci devenait glissant, et il arrivait que les animaux glissent hors de la paille et tombent du toit. D'où l'expression anglaise « It's raining cats and dogs ».
- Pour la même raison, aucun obstacle n'empêchait les objets ou les bestioles de tomber dans la maison. C'était un vrai problème dans les chambres à coucher, où les bestioles et déjections de toute sorte s'entendaient à gâter la literie. C'est pourquoi on finit par munir les lits de grands piliers afin de tendre par-dessus une toile qui offrait un semblant de protection. Ainsi est né l'usage du ciel de lit.
- A cette époque, on cuisinait dans un grand chaudron perpétuellement suspendu au-dessus du feu. Chaque jour, on allumait celui-ci, et l'on ajoutait des ingrédients au contenu du chaudron. On mangeait le plus souvent des légumes, et peu de viande. On mangeait ce pot-au-feu le soir et laissait les restes dans le chaudron. Celui-ci se refroidissait pendant la nuit, et le cycle recommençait le lendemain. De la sorte, certains ingrédients restaient un bon bout de temps dans le chaudron...
- Les plus fortunés pouvaient s'offrir des assiettes en étain. Mais les aliments à haut taux d'acidité avaient pour effet de faire migrer des particules de plomb dans la nourriture, ce qui menait souvent à un empoisonnement par le plomb (saturnisme) et il n'était pas rare qu'on en meure. C'était surtout fréquent avec les tomates, ce qui explique que celles-ci aient été considérées pendant près de 400 ans comme toxiques. Le pain était divisé selon le statut social. Les ouvriers en recevaient le fond carbonisé,la famille mangeait la mie, et les hôtes recevaient la croûte supérieure,bien croquante.
- Pour boire la bière ou le whisky, on utilisait des gobelets en plomb. Cette combinaison mettait fréquemment les buveurs dans le coma pour plusieurs jours! Et quand un ivrogne était trouvé dans la rue, il n'était pas rare qu'on entreprenne de lui faire sa toilette funèbre. Il restait ainsi plusieurs jours sur la table de la cuisine, où la famille s'assemblait pour boire un coup en attendant que l'olibrius revienne à la conscience. D'où l'habitude de la veillée mortuaire.
- La Grande-Bretagne est en fait petite, et à cette époque, la population ne trouvait plus de place pour enterrer ses morts. Du coup, on déterra des cercueils, et on les vida de leurs ossements, qui furent stockés dans des bâtiments ad hoc, afin de pouvoir réutiliser les tombes. Mais lorsqu'on entreprit de rouvrir ces cercueils, on s'aperçut que 4% d'entre eux portaient des traces de griffures dans le fond, ce qui signifiait qu'on avait enterré là quelqu'un de vivant. Dès lors, on prit l'habitude d'enrouler une cordelette au poignet du défunt, reliée à une clochette à la surface du cimetière. Et l'on posta quelqu'un toute la nuit dans les cimetières avec mission de prêter l'oreille. C'est ainsi que naquit l'expression « sauvé par la clochette ».
- Le croque-mort était une personne chargée de mordre les cadavres à l'orteil afin de s'assurer qu'ils étaient bien morts.
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Par YV83-GANDI le lundi 24 mai 2010, 08:58
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jeudi 13 mai 2010
Histoire des carrières de Gagny
Par YV83-GANDI le jeudi 13 mai 2010, 18:41
On trouve sur le site de Gagny Environnement http://gagny.environnement.free.fr/
une remarquable étude sur les carrières de gypse, très documentée, très
illustrée, par monsieur Michel Engelmann- Société d’Etude Historique des
Anciennes Carrières Souterraines – dont voici quelques pages. Nous remercions
monsieur Engelmann de nous avoir autorisé à utiliser son document.
« Si la présence de l’homme préhistorique est attestée dans la région
depuis 150 000 ans , c’est au cours de la dernière glaciation qu’il a commencé
à utiliser le gypse. Ainsi il a creusé les coteaux de gypse pour se protéger
des rigueurs climatiques. C’est d’ailleurs dans une carrière de gypse de
Romainville au lieu-dit « Les Molibous »° que fut découvert un squelette
humain attribué au Moyen Age (aucune datation réalisée à ce jour).
L’exploitation proprement dite ne commence qu’avec les gallo-romains.
L’utilisation du plâtre est d’ailleurs connue depuis le IIe siècle en Aulnoye.
Il provenait de l’extraction à ciel ouvert de la première masse et peut-être de
la seconde masse de gypse. Cependant il est possible qu’il fut exploité bien
avant par quelques populations qui s’étaient implantées dans les massifs
forestiers au nord-est de Paris, dont la forêt de Bondy est un vestige.
De la période qui suit, celle des invasions par les Barbares et les Francs, peu
de choses sont connues. On peut toutefois penser que l’exploitation du gypse
s’arrêta. En effet ils apportèrent avec eux un mode de construction en bois.
L’extraction ne reprit timidement qu’à partir du Vie siècle avec les
Mérovingiens pour la fabrication de sarcophages. C’est sur l’impulsion des
moines cisterciens (vers le XIIe siècle) que l’extraction du gypse va prendre
son essor pour les besoins locaux, les édifices religieux et militaires.
En 1222, une charte mentionne une pièce de terre au lieu-dit « La
plâtrière de Montfermeil ». C’est le plus ancien document écrit à ce sujet.
D’autres indiquent des plâtrières à Livry ou Coubron en 1442, à Noisy-le-Sec
vers 1500, à Livry en 1581 et 1663, entre Livry et Vaujours en 1668. En 1552,
un lieu-dit « Les trous de Chelles » existait déjà à Gagny (Arch.
Nat. Y97). Les Archives nationales (S 5098-A) mentionnent aussi un lieu-dit
« Les Plastriers » en 1683. On connait pour cette période quatre
marchands plâtriers et cinq plâtriers qui exercent sur la commune. Il s’agit de
Guillaume Henry en 1643, Marc Moreau dit Préaumont et Noël Aubert en 1658,
François Colas en 1681 qui étaient marchands plâtriers et de Gilles Mouton
« greffier et plâtrier » en 1692, Louis Leroux en 1710, Jean Fournage
en 1722, Nicolas Fournage en 1753 et François Rochais en 1773 seuls plâtriers
connus durant ces années d’avant la Révolution.
Les levés géométriques de l’abbé de La Grive (carte des environs de Paris,
feuille n°2) de 1740 mentionnent de nombreuses plâtrières dans le massif de
l’Aulnay dont deux exploitées à ciel ouvert à Gagny. L’une est située vers Le
Raincy et l’autre au centre. Chacune avait une superficie d’environ un hectare.
Au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, une troisième carrière apparait
à l’est vers Chelles. La superficie était déjà de deux hectares et demi environ
alors que celle des deux précédentes avait à peine augmentée. En 1786, la
paroisse de Gagny possède environ 1000 mètres carrés de terre qui étaient
d’anciennes plâtrières. Cette même année, un aveu mentionne deux
lieux-dits : « Les carrières » et « Sur les carrières ». Ce
deuxième lieu-dit pourrait indiquer l’une des premières exploitations
souterraines de Gagny. C’est en effet à cet endroit qu’une carrière de seconde
masse, aujourd’hui inaccessible, a été topographiée au début du siècle. Le plan
montre des galeries creusées de façon anarchique. Cette carrière serait
contemporaine du XVIIIe siècle. Le même aveu indique le lieu-dit « Les
carrières de Saint-Germain » (au centre de Gagny). En 1794, le registre de
délibération du conseil municipal mentionne la rue des plâtriers qui correspond
aujourd’hui à la rue Jules Guesde.
Après la Révolution, en 1793, un riche propriétaire, l’agronome Payen fut
accusé d’accaparement. Les carrières qu’il avait achetées en friches à Mme
Michel furent vendues. On y comptait quatre fours à chaux ainsi qu’un canal
permettant l’acheminement du gypse jusqu’au port de Gournay-sur-Marne. C’est
Payen qui avait fait creuser ce canal. Les carrières furent rachetées comme
bien national par M. Saint-Pierre qui leur donna son nom. En 1845 M. Alexandre
Henri Victor exploitait une carrière de gypse à ciel ouvert. Le XIXe siècle est
marqué par un progrès considérable des techniques. L’arrivée du chemin de fer
va modifier l’organisation de la plus ancienne industrie du pays d’Aulnoye. En
1846, la municipalité convainc la compagnie de chemin de fer de construire une
station à Gagny et non à Villemonble. Pour ce faire elle avança le chiffre de
sa population très supérieur à celui de sa concurrente, insista sur la présence
de sa carrière de pierres à silex et de ses « six belles carrières de
pierres à plâtre en pleine exploitation, quand Villemonble n’en possède qu’une
presque abandonnée (…) et que les hauteurs qui couronnent la commune présentent
des masses gypseuses d’une grande richesse n’attendant que la proximité d’un
point de déchargement pour s’ouvrir à l’industrie. » Le chemin de fer et
la construction d’une gare furent une aubaine pour l’évacuation des matériaux
extraits des carrières. Il y avait bien le « canal de Monsieur
Roger » qui servait à acheminer le gypse extrait des carrières de l’est
jusqu’à la Marne au port de Gournay. Mais l’emploi de chevaux et tombereaux
restait indispensable. L’arrivée de ce nouveau moyen de transport va aussi
permettre aux autres carrières d’évacuer plus facilement le gypse et de se
développer. Les trois sites d’exploitation vont peu à peu se doter d’un réseau
de voies de type Decauville.
En 1859, les carrières s’étendent considérablement, notamment parce qu’un
décret de 1810 interdit l’exploitation souterraine du gypse à Paris en tolérant
toutefois l’extraction à ciel ouvert jusqu’en 1860. Celles situées à l’ouest
doublent leur superficie. C’est l’époque où les petits exploitants
disparaissent pour faire place à de riches familles qui se spécialisent dans ce
type d’industrie. Il s’agit des familles Pachot, Pivot, Grevellé, Aubry et
Mussat qui ont entre elles des liens plus ou moins proches. En 1865, trois
plâtriers exerçaient sur la commune.
La guerre de 1870 stoppe momentanément l’exploitation des couches gypseuses.
L’avancée des Prussiens vers Paris incite l’armée française à détruire des
récoltes et 120 000 bourrées °°° contenues dans les carrières de Gagny pour
éviter qu’elles ne tombent aux mains des ennemis. Personne ne comprit ce geste
puisque la majorité des récoltes étaient stockées dans des propriétés.
L’incendie avait provoqué la destruction de matériels d’exploitation, de
diverses marchandises et le glissement de 60 000 mètres cubes de terre. Les
frères Pachot estimèrent les dégâts à 120 000 francs.
C’est après la guerre que furent implantés sur chaque site de carrières, des
usines à plâtre afin de réduire les coûts de transport. C’est alors que
commence l’exploitation industrielle du gypse. A l’ouest l’entreprise
Aubry-Pachot exploite déjà par puits. L’exploitation à ciel ouvert est
d’environ quatre hectares. Au centre, rue Jules Guesde, c’est l’entreprise
Mussat-Binot qui s’installe. Les carrières « Saint-Pierre », situées à
l’est, sont exploitées par Roger et Faitout et ont d’ailleurs fourni une grande
partie du plâtre pour la construction de divers palais de l’Exposition
universelle de 1889. Plus tard, elles furent reprises par la firme Poliet &
Chausson au titre d’amodiataire. Elles alimentaient une usine à plâtre située à
Gournay-sur-Marne.
En cette fin du XIXe siècle, la main-d’œuvre, essentiellement locale, logeait à
proximité des carrières « Saint Pierre » dans le lotissement des
Abbesses. En 1921, la firme Poliet & Chausson absorbe la société des
Plâtrières Réunies du Bassin de Paris. Celle-ci l’oblige à racheter le matériel
et les terrains pour la somme de trois millions de francs. Par la suite elle en
revendit une partie pour un prix très avantageux.
Entre les deux guerres mondiales, l’exploitation souterraine est très intense,
ceci grâce aux nouvelles techniques qui apparaissent peu à peu. Les trois
usines à plâtre embauchent alors des descendants des Bretons, venus pour la
construction de la ligne de chemin de fer, et des Italiens ouvriers dans le
bâtiment. L’exploitation à ciel ouvert par gradins est définitivement
abandonnée. C’est aussi pendant cette période que les entreprises investissent
dans de nouveaux équipements pour faire face à la demande croissante dans le
secteur du bâtiment. L’usine Aubry-Pachot envisage d’extraire le gypse au moyen
de haveuses électriques pour augmenter sa production de 100 000 à 120 000
tonnes par an. L’usine Poliet & Chausson choisit plutôt d’acquérir des
fours supplémentaires pour doubler sa production qui passerait alors à 1000
tonnes par jour. Cette entreprise ferma en 1939, à la veille de la seconde
guerre mondiale. Une partie des galeries de seconde masse furent rachetées par
Zinetti pour la culture du champignon. Elles appartiennent depuis 1960 à la
société France Construction. La ville de Gagny est propriétaire d’une petite
partie située au niveau du cimetière. Après la seconde guerre mondiale, deux
usines continuaient de fonctionner et employaient une main-d’œuvre maghrébine.
Les carrières de l’ouest fermèrent en 1956 pour s’installer à Livry-gargan.
Elles appartiennent aujourd’hui à l’entreprise Marto . Enfin, les carrières du
centre, celles de l’entreprise Mussat-Binot rachetées par Lafarge cessèrent
leur activité en 1965. Une partie appartient actuellement à Zinetti.
Depuis quinze ans, les carrières souterraines sont en voie de remblaiement. Les
travaux sont réalisés grâce à des camions dont le dessus de la cabine est
matelassé pour parer les chutes de pierres. Les blocs instables sont écroulés à
l’aide de barres de purge pour permettre le passage des camions sans trop de
risques pour les conducteurs. »
Et leur suite …. les champignonnières
« Etienne Boreau semble être le premier à avoir cultivé le champignon à
Gagny. En 1873, il loua pendant trois ans à Victor Alexandre et Louis Malézé,
une carrière de seconde masse. Il lui en coûta 200 francs par an. En 1891, un
rapport du service des mines mentionne une champignonnière exploitée par
Desmarets.
La famille Zinetti, arrivée à Gagny vers 1880, commença la culture du
champignon vers 1897. Ses champignonnières furent alors installées dans les
galeries de haute masse et surtout de seconde masse où elles devinrent les plus
importantes d’Ile-de-France. Dans les années soixante-dix, les quatre
champignonnières de la ville produisaient 500 kg de champignons par jour. Elles
faisaient vivre quatre-vingt familles pour la plupart des Italiens et Portugais
qui étaient logés gratuitement quand cela était possible.
Cultivés suivant le procédé du « chaînage », c'est-à-dire en meules,
jusque dans les années soixante-dix ou quatre-vingts, on fit ensuite pousser
les champignons dans des sacs remplis d’un mélange de fumier et de gypse broyé
et tamisé. Cent tonnes de fumier par mois étaient nécessaires. Il provenait des
écuries de la Garde républicaine à Paris et des écuries de courses
(Fontainebleau en particulier) …La culture du
champignon cessa à Gagny en 1992 où la production atteignait 2,5 tonnes de
champignons et une tonne de soja par jour. »
Note de Jean Lécuyer : Jusqu’à mes 6 ans ma famille habitait,
à Livry-Gargan, au coin de la rue de l’église et de la rue Croix-Richard, juste
en face de l’église, et je me souviens d’un passage continu de camionnettes
bleues Peugeot venant de Paris et fonçant vers les carrières de gypse de Livry,
remplies de crottins de cheval – ça humait fort et ça tombait un peu par terre
aussi.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - ° Les Molibous est un mot dérivant de « bove » qui désigne encore aujourd’hui des caves, des cavernes ou des grottes servant d’abris °° Une bourrée est un fagot de bois destiné au chauffage.
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-
Gypse Pied d'alouette

Provenance Cormeilles en Parisis (95) - Collection personnelle Y.
Vergez
Voir le site : http://www.cergyrama.over-blog.com/article-30703497.html
Gypse Fer de lance

Provenance Vaujours (93) - Collection personnelle Y. Vergez
Voir le site : http://ruedeslumieres.morkitu.org/apprendre/gypse/histoire/index_histoire.html
Gypse Rose des sables

Provenance Tozeur (Tunisie) - Collection personnelle Y. Vergez
lundi 29 mars 2010
Ma mère
Par YV83-GANDI le lundi 29 mars 2010, 11:25
Billet retiré à la demande de l'auteur
D'où vient l'eau de Paris
Par YV83-GANDI le lundi 29 mars 2010, 11:11
PARIS - Les Parisiens consomment chaque jour en moyenne 550.000 m3 d'eau
potable. Cette eau provient pour moitié des eaux souterraines et pour moitié
d'eaux de surfaces, selon Eau de Paris, la régie municipale créée et contrôlée
par la Ville de Paris.
Les eaux souterraines sont prélevées dans les régions de Sens, Provins et
Fontainebleau, au sud-est de la capitale, et de Verneuil-sur-Avre à
Montreuil-sur-Eure, à l'ouest.
Elles sont acheminées par des aqueducs jusqu'aux portes de Paris et sont
traitées dans 4 usines, à Longueville, Sorques, Saint-Cloud et
l'Ha-les-Roses.
Les eaux de surface sont captées dans la Seine et dans la Marne, en amont de
Paris et traitées dans deux usines à Orly et Joinville-le-Pont.
Une fois arrivées aux portes de Paris, selon une plaquette d'Eau de Paris, les
eaux souterraines et de surfaces sont stockées dans 5 grands réservoirs avant
d'être distribuées sur 4 zones géographiques couvrant les 20 arrondissements de
la capitale.
A l'occasion de la journée mondiale de l'eau ce lundi, la mairie a rappelé que
l'eau de Paris "convient à tous, nourrissons, enfants, adultes ou personnes
âgées".
Après son traitements dans les différents sites, l'eau de Paris est chlorée
"afin de garantir sa qualité sanitaire pendant son transport jusqu'au domicile
de l'usager", souligne la régie. La teneur en chlore est limitée à 0,1mg/l (la
limite sanitaire fixée par l'OMS est de 5mg/l) et ne "présente pas de risque
pour le consommateur".
L'eau du robinet, selon la mairie, est aussi "en moyenne 300 fois moins chère
que l'eau vendue en bouteille" et son prix dans la capitale est en dessous de
la moyenne nationale.
(©AFP / 22 mars 2010 17h02)
mercredi 27 janvier 2010
Les inondations de 1910
Par YV83-GANDI le mercredi 27 janvier 2010, 06:47
Le 25 janvier 1910, le réseau fluvial de l'Ile de France entrait en crue. Le
niveau le plus fort sera atteint le 28.

La Seine-Saint-Denis fut durement frappée :
Avec, à l'ouest du département, la Seine qui inonda Epinay-sur-Seine,
l'Ile-Saint-Denis, Saint-Denis et Saint-Ouen :
Photos

et à l'est la Marne qui déborda dans les communes de Neully-sur-Marne et
Neuilly-Plaisance, Gournay, Gagny et Noisy-le-Grand :

Voici quelques indications techniques données par la préfecture :
http://www.seine-saint-denis.pref.gouv.fr/PPR/textes/inondation.pdf
CGMA : Un lien à visiter
dimanche 10 janvier 2010
Brie-Comte-Robert 2010
Par YV83-GANDI le dimanche 10 janvier 2010, 20:51
6e journées portes ouvertes
Comme
depuis plusieurs années, le CGEP participera une fois de plus avec plaisir aux
portes ouvertes de la généalogie à Brie-Comte-Robert.
Elles se tiendront à la salle des fêtes "Le Safran" les 6 et 7 février 2010.
L'entrée est gratuite
Au fil des années, cette manifestation a acquis ses galons, et devient de
plus en plus prisée. C'est un rendez vous très attendu ou la convivialité et la
bonne humeur sont toujours au rendez vous.
Vous retrouverez vos associations et vos éditeurs de logiciels
préférés.
N'hésitez pas à vous arrêter sur le stand du CGEP pour consulter nos bases,
ou plus simplement pour fous faire un petit coucou.
Voir l'affiche avec la plupart des associations invitées : AGBCR_2010.pdf
Seront présents : LARENA 77 - Généalogie Aisne - Assoc des Cheminots -
Archives et Familles - Fil D'ariane - Gâtinais Généalogique - La MALT -
Filiatus - Cercle Généalogique du POHER 29 -CGHSM Melun - Cercle Généalogique
Est Parisien 93 - C I 2 P (Impression d'Arbres Grandes dimensions) - CG HP (
LCL-CASA) - A P G Normande -Ste Généalogique de l' Yonne - Marne Archives - C D
I P - Les édition AMATTEIS - A G M A T 59 - CGHA 08 - Ancêtres Suisses - Brive
Généalogie - Sauve'Archives 69 - Généalogie Informatique Wallonie (Belgique) -
Généalogie Départementale de le Creuse ( Gendep 23 ) - l'écrivain François
LEGER - Assos généalogique du Pays de Bray ( 76) - le C G Pays de Caux -
Genverre - Hérédis ?
Vous pourrez également rencontrer Roger Roucolle qui présentera l'Antenne
Généalogique Parisienne de l'Association Guillaume Mauran (65), et Marcel
Andrieu qui présentera Cantal-Liens.
jeudi 7 janvier 2010
LA VAGUE ET L' AME
Par YV83-GANDI le jeudi 7 janvier 2010, 07:34
La vague a submergé le poème.
Ou est il le temps la belle camaraderie
Ou l'on publiait ce que l'on aime
Sans risquer de fâcherie
A la demande de l'auteur
J'ai retiré le texte initial
et l'ai remplacé par ce babillage de blogueur
pour ne pas me retrouver au tribunal
Yves VERGEZ

mardi 5 janvier 2010
Le tablier de ma grand-mère
Par YV83-GANDI le mardi 5 janvier 2010, 07:10
Souvenons nous
A vous tous...
Te souviens-tu du tablier de ta grand-mère ?
Le principal usage du tablier de Grand'Mère était de protéger la
Robe en dessous, mais en plus de cela,
Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau ;
Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants,
Et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.
Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les
Oeufs, les poussins à réanimer, et parfois les oeufs fêlés
qui finissaient Dans le fourneau.
Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des
Enfants timides ; et quand le temps était frais, Grand' Mère s'en
emmitouflait
Les Bras.
Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus
Du feu de bois.
C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois
Sec Jusque dans la cuisine.
Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes.
Après que les petits pois aient été récoltés venait le tour des choux.
En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de
l'arbre.
Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant
De voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.
A l'heure de servir le repas, Grand' Mère allait sur le perron agiter son
Tablier, et les hommes au champs savaient aussitôt qu'ils devaient passer à
Table.
Grand'Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine
Sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse,
Tandis que, de nos jours, sa petite fille la pose là pour décongeler.
Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque
Objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de
Choses.

Envoie cela à ceux qui savent, et qui apprécieront l'histoire du tablier De
Grand-Mère.
Lu sur GenHP65
Mes ancêtres
Par YV83-GANDI le mardi 5 janvier 2010, 06:39
Mes ancêtres
Très belle poésie communiquée par Jean-Claude MELOT.

Merci Jean-Claude, c'est une très belle façon de souhaiter la bonne année au
CGEP
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