Le Blog généalogique de la Seine-Saint-Denis

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dimanche 1 janvier 2012

Meilleurs voeux 2012

Le conseil d'administration du CGEP vous présente ses meilleurs voeux pour l'année 2012. Puisse cette nouvelle année vous apporter du bonheur, de la joie, et plein de nouveautés dans la découverte de vos ancêtres.

Bonne année 2012



vendredi 25 novembre 2011

Relevés systématiques

Utilité du relevé

Un relevé systématique ou un dépouillement consiste à relever tous les actes d'un registre afin d'établir des listes qui seront informatisées en vue d'une publication sur papier et/ou sur internet.

Les documents de base :

  • Pour la période allant jusqu' à la révolution, il s'agit des registres paroissiaux qui répertorient les actes de Baptème, mariages et sépultures (BMS).
  • Après la révolution, la république institue l'état civil ou sont inscrits les actes de naissances, mariages et décès (NMD), sans critère de religion.

Comment procéder

Pour faire des relevés systématiques, nous vous conseillons d'abord de relever les informations sur des fiches papier aussi appelées fiches TRA avant de commencer à les saisir sur un logiciel X ou Y. Elles permettent à la personne qui fait le relevé de ne pas oublier de détail important qui ferait défaut par la suite.

En soi, nous n'avons rien inventé, puisque la Fédération Française de Généalogie propose une méthode de dépouillement que nous reprenons ici.

notice_fiches_de_releve.pdf

Fiches de dépouillement

Nous vous conseillons de télécharger les documents permettant d'imprimer les fiches de dépouillement au format PDF :

ou au format World :

Saisie du dépouillement

Dans un deuxième temps, Les fiches sont reprises pour une saisie informatisée. De Griot à Excel, les solutions sont nombreuses.
Le CGEP a choisi Excel, avec trois formats de fichiers :

La saisie est ensuite recontrôlée, avec éventuellement un nouveau passage aux archives départementales pour relire les microfilms, puis les naissances et les décès sont transférés sous le même format à GénéaBank et a Bigenet

Pour les mariages, c'est un peu plus complexe, puisque la saisie se fait sur deux lignes (pour l'impression de nos relevés papier).
"M" pour l'époux
" " pour l'épouse
Ce fichier est donc transformé dans un format sur une seule ligne
Mariages GeneaBank

Consultation des relevés du CGEP

  • Nos relevés sont déposés sur GénéaBank que vous pouvez consulter ici. Le système est gratuit pour les membres des associations adhérentes à Généabank, mais pour les non membres, une pré-visualisation permet de savoir ou non si l'acte existe.
  • Ils sont édités sur papier et il est possible de les acheter ici.
  • Ils sont également disponible sur le système payant de la FFG, Bigenet qui est consultable ici.


samedi 20 août 2011

Le camp de Drancy

Il y a 70 ans

Le 20 août 1941, 5000 juifs furent arrêtés à Paris et rassemblés en ce lieu, inaugurant le camp de Drancy, antichambre des camps de la mort.

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Près de 100.000 juifs, hommes, femmes, enfants, vieillards, y furent internés avant leur déportation, pour la plupart à Auschwitz.
1518 seulement sont revenus.
256 furent fusillés comme otages

Ce monument témoigne des martyrs juifs de France, victimes de la barbarie nazie.
Passant, recueille toi et n'oublie pas
Regardez et voyez s'il est une douleur comparable à ma douleur (lamentation 1.12)

(Texte gavé sur le monument)



Aujourd'hui, la cité de la Muette est toujours la, il y règne une sérénité troublante pour le pèlerin. Le mémorial qui s'y dresse nous rappelle à jamais les actes qui s'y sont déroulés, pourtant, dans ce cadre de verdure, on a du mal à s'imaginer que les bâtiments en U ont servi de camp d'internement de 1941à 1944 et fut en quelque sorte le point central de la Shoah en France.

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Le site du Conservatoire du camp de Drancy nous décrit les conditions de détentions et la vie dans le camp, aussi, n'y reviendrai je pas.



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Prise dans la raffle du Vel d'hiv en 1942 avec sa famille, puis transférée à Pithiviers, Anette Vainstein se souvient de son arrivée au camp de Drancy dans un wagon à bestiaux. Elle en témoigne de façon émouvante sur le site de la ville de Drancy.



De ce camp, ce ne furent pas moins de 42 convois qui partirent en 42-43 depuis la gare du Bourget-Drancy, et 26 en 43-44 depuis la gare de Bobigny.

La gare du Bourget peut être revue actuellement, puisque le bâtiment est toujours en exploitation pour le RER B. Elle était distante environ 3 kilomètres du Camp de Drancy.

L'ancienne gare de Bobigny qui était un peu plus proche (2Km), lui fut préférée par la suite.
Les convois de 1000 détenus arrivaient par bus de Drancy et étaient chargés furtivement et rapidement dans les wagons, à l'écart du bâtiment voyageurs, à la halle aux marchandise.
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Le lieu a été cédé par RFF pour un euro à la ville de Bobigny qui compte en faire un lieu de souvenir (Voir le site).



Les prisonniers furent pour la plupart acheminés vers Auschwitz où l’immense majorité d’entre eux trouva la mort.


Quelques photos d'un camp de la mort similaire sont là pour nous rappeler l'horreur qu'ils ont vécu (*).
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L'entrée du camp avec son inscription" Le travail rend libre"

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Le crématorium

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La chambre à gaz

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Les fours crématoires

Passant, souviens toi d'eux
Paix à leur âme.


(*) Fotos - Konzentrationslager Dachau 2011


Liens
Ville de Drancy - Le Camp
Wikipedia - Le Camp


Contrat Creative Commons
Ce(tte) oeuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France.


vendredi 8 juillet 2011

AD93 - Fermetures d'été 2011

Les AD 93 ferment exceptionnellement :


  • du 25 au 29 juillet
  • et du 22 au 26 aout

Bonnes Vacances

vendredi 24 juin 2011

Journée de Généalogie 2011

Le Cercle Généalogique de l'Est Parisien

organise une

Journée de Généalogie & d'Histoire en Seine Saint-Denis

Le 22 octobre 2011
Salle Gérard Philipe, 115 rue Jean Jaurès, 93130 Noisy le sec
Entrée Libre

Journée de Généalogie & d'Histoire 2011
Télécharger l'image en taille originale (20Mo)


Le CGEP 93 et les associations de vie et d’histoire locales, vous y convient pour assister aux différentes activités proposées :

- Initiation
- Présentation
- Causeries
- Ateliers
- Echanges d’expérience
- Généalogie à l'école
- Ressources Internet
- Patrimoine
- Archives - Librairie
- Famille



Généalogie & Seine-Saint-Denis ?


Le Cercle de Généalogie et d’histoire de l’Est Parisien 93 qui fêtera ses 25 ans en 2012, organise en association avec des cercles d’histoire locale une journée de généalogie en Seine-Saint-Denis, en octobre 2011.


Pour beaucoup de gens la généalogie consisterait à aligner des noms et à essayer d’établir une filiation avec l’empereur germanique Charlemagne ou les Capétiens.

Que nenni ! Vos ancêtres s’ils étaient en Ile-de-France étaient probablement des vignerons, des maraîchers voir des petits céréaliers dans l’Aulnoye, la plaine de France et du côté de Saint-Denis.

Peu d’entre nous ont des ancêtres qui remontent au 16e siècle dans cette province dite d’Ile-de-France. Pour nombre de « Séquanodyonisiens », leur ancêtres venaient d’ailleurs : des différentes provinces de ce qui constituait la France aux 18e ou 19e siècle, de différents pays d’Europe aux 19e et 20e siècle, de pays plus lointains au 20e siècle. Mais d’où qu’ils viennent, ils avaient une filiation et une histoire… avant de la faire dans le 9-3.

Vos grans-parents ou leurs parents étaient étrangers » ? Nous vous expliquerons comment faire une recherche de dossier de naturalisation. Comment retrouver l’état des services militaires de vos grands-pères ?

Votre arrière grand-mère : quel était son métier ? Comment vivaient les paysans de cette époque ? Combien d’arpents, de li, de kantoun, cultivaient-ils ?

Ont-ils participé à des évènements historiques ? Ont-ils été des révoltés de 1848, de la Commune, de la guerre du Rif, du Tonkin ? Leur usine était-elle occupée en 1936 et 1968 ? Comment utiliser les états-civils que l’on trouve sur Internet ?

Des recherches sur leurs lieux de travail, sur leurs villes et les conditions dans lesquelles ils ont vécu donneront de la chair à votre collecte de noms.

UN CERCLE DE GENEALOGIE ÇA SERT A AIDER A FAIRE L’HISTOIRE DE SA FAMILLE ET DE SON TERROIR.




Clic Ici : Plan d'accès à l'espace Gérard Philippe

Ne cherchez pas : La salle se trouve près de la gare SNCF/RER et face au terminus des tramways.


Informations et confirmations à :
Courrriel : contact@cgep93.org - Site : http://cgep93.org



lundi 18 avril 2011

Congrès de Lille 2011

L’union des Cercles généalogiques d’entreprise organise le XXIe congrès à Lille les 2, 3 et 4 juin 2011

Cette manifestation est patronée par la fédération Française de Généalogie

LOGO UCG ENTREPRISES A PROPOSER

En tant qu'association fédérée, le CGEP sera présent et nous nous ferons un plaisir de vous accueillir sur notre stand.

vendredi 24 septembre 2010

Fête des associations 2010

Retrouvez le CGEP à Noisy-le-Sec le dimanche 26 septembre 2010 dans le gymnase Paul LANGEVIN, de 11h à 18h, à l'occasion de la 1ere fête des associations et des jumelages.

Nous serons heureux de vous y accueillir.

Au programme, de la généalogie, bien sur !!!

Fête des Associations 2010

Pour nous retrouver :

Fête des Associations 2010
Cliquez sur l'image pour l'agrandir)



samedi 19 juin 2010

Les ouvrières des fleurs de soie à Gagny

Paru sur Histoire Généalogie :

Les ouvrières des fleurs de soie à Gagny
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1869

Sur la page de l'auteur Micheline Pasquet
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?auteur857

On trouve également du même auteur un article sur L’accident de chemin de fer de 1877 à Gagny
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1862

dimanche 13 juin 2010

Jean-Baptiste Clément

Né le 30 mai 1836 à Boulogne (92), Jean-Baptiste Clément est le fils d'une riche famille de meuniers de Montfermeil.

Jean-Baptiste Clément

Chansonnier et communard, il écrira La Semaine Sanglante, et devra fuir Paris pour se réfugier en Belgique, puis à Londres. Il sera condamné à mort par contumace en 1874.

Il est décédé à Paris le 26 février 1903 et repose au Père-Lachaise.
Tombe de JB Clément

Bien que souvent associée à la Commune de Paris, Le temps des cerises fut écrit en 1866. La musique est d'Antoine Renard.

Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreille...
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang...

Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant !

Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Évitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour...
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour !

J'aimerai toujours le temps des cerises
C'est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte !
Et Dame Fortune, en m'étant offerte
Ne pourra jamais calmer ma douleur...
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur !

cerise

samedi 12 juin 2010

L'EMPLOI DU PRONOM INDÉFINI...

(Trouvé sur le net, merci à Claude qui me l'a transmis)

Il était une fois quatre individus qu'on appelait ; Tout le monde - Quelqu'un - Chacun - et Personne.

Il y avait un important travail à faire,
Et on a demandé à Tout le monde de le faire.
Tout le monde était persuadé que Quelqu'un le ferait.
Chacun pouvait l'avoir fait, mais en réalité Personne ne le fit.

Quelqu'un se fâcha car c'était le travail de Tout le monde !
Tout le monde pensa que Chacun pouvait le faire
Et Personne ne doutait que Quelqu'un le ferait…

En fin de compte, Tout le monde fit des reproches à Chacun
Parce que Personne n'avait fait ce que Quelqu'un aurait pu faire.

*** MORALITÉ ***

Sans vouloir le reprocher à Tout le monde,
Il serait bon que Chacun
Fasse ce qu'il doit sans nourrir l'espoir
Que Quelqu'un le fera à sa place …
Car l'expérience montre que
Là où on attend Quelqu'un,
Généralement on ne trouve Personne !

Je vais le transférer à tout le monde afin que chacun puisse l'envoyer à quelqu'un sans oublier personne ...

lundi 24 mai 2010

Origine de certaines de nos expressions

A prendre ou à laisser, je ne soutiendrai pas qu'il s'agit de vérités historiques, mes les histoires sont assez cocasses !!!

Lu sur GenHP65

Voici quelques faits des années 1500 :

  • La plupart des gens se mariaient en juin, parce qu'ils prenaient leur bain annuel en mai, et se trouvaient donc encore dans un état de fraîcheur raisonnable en juin. Mais évidemment, à cette époque, on commençait déjà à puer légèrement, et c'est pourquoi la mariée tentait de masquer un tant soit peu son odeur corporelle en portant un bouquet. C'est à cette époque qu'est née la coutume du bouquet de la mariée.
  • Pour se baigner, on utilisait une grande cuve remplie d'eau très chaude. Le maître de maison jouissait du privilège d'étrenner l'eau propre suivaient les fils et les autres hommes faisant partie de la domesticité, puis les femmes, et enfin les enfants. Les bébés fermaient la marche. A ce stade, l'eau était devenue si sale qu'il aurait été aisé d'y perdre quelqu'un... D'où l'expression "Jeter le bébé avec l'eau du bain".
  • En ces temps-là, les maisons avaient des toits en paille, sans charpente de bois. C'était le seul endroit où les animaux pouvaient se tenir au chaud. C'est donc là que vivaient les chats et les petits animaux (souris et autres bestioles nuisibles), dans le toit. Lorsqu'il pleuvait, celui-ci devenait glissant, et il arrivait que les animaux glissent hors de la paille et tombent du toit. D'où l'expression anglaise « It's raining cats and dogs ».
  • Pour la même raison, aucun obstacle n'empêchait les objets ou les bestioles de tomber dans la maison. C'était un vrai problème dans les chambres à coucher, où les bestioles et déjections de toute sorte s'entendaient à gâter la literie. C'est pourquoi on finit par munir les lits de grands piliers afin de tendre par-dessus une toile qui offrait un semblant de protection. Ainsi est né l'usage du ciel de lit.
  • A cette époque, on cuisinait dans un grand chaudron perpétuellement suspendu au-dessus du feu. Chaque jour, on allumait celui-ci, et l'on ajoutait des ingrédients au contenu du chaudron. On mangeait le plus souvent des légumes, et peu de viande. On mangeait ce pot-au-feu le soir et laissait les restes dans le chaudron. Celui-ci se refroidissait pendant la nuit, et le cycle recommençait le lendemain. De la sorte, certains ingrédients restaient un bon bout de temps dans le chaudron...
  • Les plus fortunés pouvaient s'offrir des assiettes en étain. Mais les aliments à haut taux d'acidité avaient pour effet de faire migrer des particules de plomb dans la nourriture, ce qui menait souvent à un empoisonnement par le plomb (saturnisme) et il n'était pas rare qu'on en meure. C'était surtout fréquent avec les tomates, ce qui explique que celles-ci aient été considérées pendant près de 400 ans comme toxiques. Le pain était divisé selon le statut social. Les ouvriers en recevaient le fond carbonisé,la famille mangeait la mie, et les hôtes recevaient la croûte supérieure,bien croquante.
  • Pour boire la bière ou le whisky, on utilisait des gobelets en plomb. Cette combinaison mettait fréquemment les buveurs dans le coma pour plusieurs jours! Et quand un ivrogne était trouvé dans la rue, il n'était pas rare qu'on entreprenne de lui faire sa toilette funèbre. Il restait ainsi plusieurs jours sur la table de la cuisine, où la famille s'assemblait pour boire un coup en attendant que l'olibrius revienne à la conscience. D'où l'habitude de la veillée mortuaire.
  • La Grande-Bretagne est en fait petite, et à cette époque, la population ne trouvait plus de place pour enterrer ses morts. Du coup, on déterra des cercueils, et on les vida de leurs ossements, qui furent stockés dans des bâtiments ad hoc, afin de pouvoir réutiliser les tombes. Mais lorsqu'on entreprit de rouvrir ces cercueils, on s'aperçut que 4% d'entre eux portaient des traces de griffures dans le fond, ce qui signifiait qu'on avait enterré là quelqu'un de vivant. Dès lors, on prit l'habitude d'enrouler une cordelette au poignet du défunt, reliée à une clochette à la surface du cimetière. Et l'on posta quelqu'un toute la nuit dans les cimetières avec mission de prêter l'oreille. C'est ainsi que naquit l'expression « sauvé par la clochette ».
  • Le croque-mort était une personne chargée de mordre les cadavres à l'orteil afin de s'assurer qu'ils étaient bien morts.

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jeudi 13 mai 2010

Histoire des carrières de Gagny

On trouve sur le site de Gagny Environnement http://gagny.environnement.free.fr/ une remarquable étude sur les carrières de gypse, très documentée, très illustrée, par monsieur Michel Engelmann- Société d’Etude Historique des Anciennes Carrières Souterraines – dont voici quelques pages. Nous remercions monsieur Engelmann de nous avoir autorisé à utiliser son document.

« Si la présence de l’homme préhistorique est attestée dans la région depuis 150 000 ans , c’est au cours de la dernière glaciation qu’il a commencé à utiliser le gypse. Ainsi il a creusé les coteaux de gypse pour se protéger des rigueurs climatiques. C’est d’ailleurs dans une carrière de gypse de Romainville au lieu-dit « Les Molibous »° que fut découvert un squelette humain attribué au Moyen Age (aucune datation réalisée à ce jour).

L’exploitation proprement dite ne commence qu’avec les gallo-romains. L’utilisation du plâtre est d’ailleurs connue depuis le IIe siècle en Aulnoye. Il provenait de l’extraction à ciel ouvert de la première masse et peut-être de la seconde masse de gypse. Cependant il est possible qu’il fut exploité bien avant par quelques populations qui s’étaient implantées dans les massifs forestiers au nord-est de Paris, dont la forêt de Bondy est un vestige.

De la période qui suit, celle des invasions par les Barbares et les Francs, peu de choses sont connues. On peut toutefois penser que l’exploitation du gypse s’arrêta. En effet ils apportèrent avec eux un mode de construction en bois. L’extraction ne reprit timidement qu’à partir du Vie siècle avec les Mérovingiens pour la fabrication de sarcophages. C’est sur l’impulsion des moines cisterciens (vers le XIIe siècle) que l’extraction du gypse va prendre son essor pour les besoins locaux, les édifices religieux et militaires.

En 1222, une charte mentionne une pièce de terre au lieu-dit « La plâtrière de Montfermeil ». C’est le plus ancien document écrit à ce sujet. D’autres indiquent des plâtrières à Livry ou Coubron en 1442, à Noisy-le-Sec vers 1500, à Livry en 1581 et 1663, entre Livry et Vaujours en 1668. En 1552, un lieu-dit « Les trous de Chelles » existait déjà à Gagny (Arch. Nat. Y97). Les Archives nationales (S 5098-A) mentionnent aussi un lieu-dit « Les Plastriers » en 1683. On connait pour cette période quatre marchands plâtriers et cinq plâtriers qui exercent sur la commune. Il s’agit de Guillaume Henry en 1643, Marc Moreau dit Préaumont et Noël Aubert en 1658, François Colas en 1681 qui étaient marchands plâtriers et de Gilles Mouton « greffier et plâtrier » en 1692, Louis Leroux en 1710, Jean Fournage en 1722, Nicolas Fournage en 1753 et François Rochais en 1773 seuls plâtriers connus durant ces années d’avant la Révolution.

Les levés géométriques de l’abbé de La Grive (carte des environs de Paris, feuille n°2) de 1740 mentionnent de nombreuses plâtrières dans le massif de l’Aulnay dont deux exploitées à ciel ouvert à Gagny. L’une est située vers Le Raincy et l’autre au centre. Chacune avait une superficie d’environ un hectare. Au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, une troisième carrière apparait à l’est vers Chelles. La superficie était déjà de deux hectares et demi environ alors que celle des deux précédentes avait à peine augmentée. En 1786, la paroisse de Gagny possède environ 1000 mètres carrés de terre qui étaient d’anciennes plâtrières. Cette même année, un aveu mentionne deux lieux-dits : « Les carrières » et « Sur les carrières ». Ce deuxième lieu-dit pourrait indiquer l’une des premières exploitations souterraines de Gagny. C’est en effet à cet endroit qu’une carrière de seconde masse, aujourd’hui inaccessible, a été topographiée au début du siècle. Le plan montre des galeries creusées de façon anarchique. Cette carrière serait contemporaine du XVIIIe siècle. Le même aveu indique le lieu-dit « Les carrières de Saint-Germain » (au centre de Gagny). En 1794, le registre de délibération du conseil municipal mentionne la rue des plâtriers qui correspond aujourd’hui à la rue Jules Guesde.

Après la Révolution, en 1793, un riche propriétaire, l’agronome Payen fut accusé d’accaparement. Les carrières qu’il avait achetées en friches à Mme Michel furent vendues. On y comptait quatre fours à chaux ainsi qu’un canal permettant l’acheminement du gypse jusqu’au port de Gournay-sur-Marne. C’est Payen qui avait fait creuser ce canal. Les carrières furent rachetées comme bien national par M. Saint-Pierre qui leur donna son nom. En 1845 M. Alexandre Henri Victor exploitait une carrière de gypse à ciel ouvert. Le XIXe siècle est marqué par un progrès considérable des techniques. L’arrivée du chemin de fer va modifier l’organisation de la plus ancienne industrie du pays d’Aulnoye. En 1846, la municipalité convainc la compagnie de chemin de fer de construire une station à Gagny et non à Villemonble. Pour ce faire elle avança le chiffre de sa population très supérieur à celui de sa concurrente, insista sur la présence de sa carrière de pierres à silex et de ses « six belles carrières de pierres à plâtre en pleine exploitation, quand Villemonble n’en possède qu’une presque abandonnée (…) et que les hauteurs qui couronnent la commune présentent des masses gypseuses d’une grande richesse n’attendant que la proximité d’un point de déchargement pour s’ouvrir à l’industrie. » Le chemin de fer et la construction d’une gare furent une aubaine pour l’évacuation des matériaux extraits des carrières. Il y avait bien le « canal de Monsieur Roger » qui servait à acheminer le gypse extrait des carrières de l’est jusqu’à la Marne au port de Gournay. Mais l’emploi de chevaux et tombereaux restait indispensable. L’arrivée de ce nouveau moyen de transport va aussi permettre aux autres carrières d’évacuer plus facilement le gypse et de se développer. Les trois sites d’exploitation vont peu à peu se doter d’un réseau de voies de type Decauville.

En 1859, les carrières s’étendent considérablement, notamment parce qu’un décret de 1810 interdit l’exploitation souterraine du gypse à Paris en tolérant toutefois l’extraction à ciel ouvert jusqu’en 1860. Celles situées à l’ouest doublent leur superficie. C’est l’époque où les petits exploitants disparaissent pour faire place à de riches familles qui se spécialisent dans ce type d’industrie. Il s’agit des familles Pachot, Pivot, Grevellé, Aubry et Mussat qui ont entre elles des liens plus ou moins proches. En 1865, trois plâtriers exerçaient sur la commune.

La guerre de 1870 stoppe momentanément l’exploitation des couches gypseuses. L’avancée des Prussiens vers Paris incite l’armée française à détruire des récoltes et 120 000 bourrées °°° contenues dans les carrières de Gagny pour éviter qu’elles ne tombent aux mains des ennemis. Personne ne comprit ce geste puisque la majorité des récoltes étaient stockées dans des propriétés. L’incendie avait provoqué la destruction de matériels d’exploitation, de diverses marchandises et le glissement de 60 000 mètres cubes de terre. Les frères Pachot estimèrent les dégâts à 120 000 francs.

C’est après la guerre que furent implantés sur chaque site de carrières, des usines à plâtre afin de réduire les coûts de transport. C’est alors que commence l’exploitation industrielle du gypse. A l’ouest l’entreprise Aubry-Pachot exploite déjà par puits. L’exploitation à ciel ouvert est d’environ quatre hectares. Au centre, rue Jules Guesde, c’est l’entreprise Mussat-Binot qui s’installe. Les carrières « Saint-Pierre », situées à l’est, sont exploitées par Roger et Faitout et ont d’ailleurs fourni une grande partie du plâtre pour la construction de divers palais de l’Exposition universelle de 1889. Plus tard, elles furent reprises par la firme Poliet & Chausson au titre d’amodiataire. Elles alimentaient une usine à plâtre située à Gournay-sur-Marne.

En cette fin du XIXe siècle, la main-d’œuvre, essentiellement locale, logeait à proximité des carrières « Saint Pierre » dans le lotissement des Abbesses. En 1921, la firme Poliet & Chausson absorbe la société des Plâtrières Réunies du Bassin de Paris. Celle-ci l’oblige à racheter le matériel et les terrains pour la somme de trois millions de francs. Par la suite elle en revendit une partie pour un prix très avantageux.

Entre les deux guerres mondiales, l’exploitation souterraine est très intense, ceci grâce aux nouvelles techniques qui apparaissent peu à peu. Les trois usines à plâtre embauchent alors des descendants des Bretons, venus pour la construction de la ligne de chemin de fer, et des Italiens ouvriers dans le bâtiment. L’exploitation à ciel ouvert par gradins est définitivement abandonnée. C’est aussi pendant cette période que les entreprises investissent dans de nouveaux équipements pour faire face à la demande croissante dans le secteur du bâtiment. L’usine Aubry-Pachot envisage d’extraire le gypse au moyen de haveuses électriques pour augmenter sa production de 100 000 à 120 000 tonnes par an. L’usine Poliet & Chausson choisit plutôt d’acquérir des fours supplémentaires pour doubler sa production qui passerait alors à 1000 tonnes par jour. Cette entreprise ferma en 1939, à la veille de la seconde guerre mondiale. Une partie des galeries de seconde masse furent rachetées par Zinetti pour la culture du champignon. Elles appartiennent depuis 1960 à la société France Construction. La ville de Gagny est propriétaire d’une petite partie située au niveau du cimetière. Après la seconde guerre mondiale, deux usines continuaient de fonctionner et employaient une main-d’œuvre maghrébine. Les carrières de l’ouest fermèrent en 1956 pour s’installer à Livry-gargan. Elles appartiennent aujourd’hui à l’entreprise Marto . Enfin, les carrières du centre, celles de l’entreprise Mussat-Binot rachetées par Lafarge cessèrent leur activité en 1965. Une partie appartient actuellement à Zinetti.

Depuis quinze ans, les carrières souterraines sont en voie de remblaiement. Les travaux sont réalisés grâce à des camions dont le dessus de la cabine est matelassé pour parer les chutes de pierres. Les blocs instables sont écroulés à l’aide de barres de purge pour permettre le passage des camions sans trop de risques pour les conducteurs. »

Et leur suite …. les champignonnières


« Etienne Boreau semble être le premier à avoir cultivé le champignon à Gagny. En 1873, il loua pendant trois ans à Victor Alexandre et Louis Malézé, une carrière de seconde masse. Il lui en coûta 200 francs par an. En 1891, un rapport du service des mines mentionne une champignonnière exploitée par Desmarets.

La famille Zinetti, arrivée à Gagny vers 1880, commença la culture du champignon vers 1897. Ses champignonnières furent alors installées dans les galeries de haute masse et surtout de seconde masse où elles devinrent les plus importantes d’Ile-de-France. Dans les années soixante-dix, les quatre champignonnières de la ville produisaient 500 kg de champignons par jour. Elles faisaient vivre quatre-vingt familles pour la plupart des Italiens et Portugais qui étaient logés gratuitement quand cela était possible.

Cultivés suivant le procédé du « chaînage », c'est-à-dire en meules, jusque dans les années soixante-dix ou quatre-vingts, on fit ensuite pousser les champignons dans des sacs remplis d’un mélange de fumier et de gypse broyé et tamisé. Cent tonnes de fumier par mois étaient nécessaires. Il provenait des écuries de la Garde républicaine à Paris et des écuries de courses (Fontainebleau en particulier) La culture du champignon cessa à Gagny en 1992 où la production atteignait 2,5 tonnes de champignons et une tonne de soja par jour. »

Note de Jean Lécuyer : Jusqu’à mes 6 ans ma famille habitait, à Livry-Gargan, au coin de la rue de l’église et de la rue Croix-Richard, juste en face de l’église, et je me souviens d’un passage continu de camionnettes bleues Peugeot venant de Paris et fonçant vers les carrières de gypse de Livry, remplies de crottins de cheval – ça humait fort et ça tombait un peu par terre aussi.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - ° Les Molibous est un mot dérivant de « bove » qui désigne encore aujourd’hui des caves, des cavernes ou des grottes servant d’abris °° Une bourrée est un fagot de bois destiné au chauffage.

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Gypse Pied d'alouette


Gypse pied d alouette

Provenance Cormeilles en Parisis (95) - Collection personnelle Y. Vergez

Voir le site : http://www.cergyrama.over-blog.com/article-30703497.html


Gypse Fer de lance


Gypse fer de lance

Provenance Vaujours (93) - Collection personnelle Y. Vergez

Voir le site : http://ruedeslumieres.morkitu.org/apprendre/gypse/histoire/index_histoire.html


Gypse Rose des sables


Gypse Rose des sables
Provenance Tozeur (Tunisie) - Collection personnelle Y. Vergez

lundi 29 mars 2010

Ma mère

Billet retiré à la demande de l'auteur

D'où vient l'eau de Paris

PARIS - Les Parisiens consomment chaque jour en moyenne 550.000 m3 d'eau potable. Cette eau provient pour moitié des eaux souterraines et pour moitié d'eaux de surfaces, selon Eau de Paris, la régie municipale créée et contrôlée par la Ville de Paris.

Les eaux souterraines sont prélevées dans les régions de Sens, Provins et Fontainebleau, au sud-est de la capitale, et de Verneuil-sur-Avre à Montreuil-sur-Eure, à l'ouest.

Elles sont acheminées par des aqueducs jusqu'aux portes de Paris et sont traitées dans 4 usines, à Longueville, Sorques, Saint-Cloud et l'Ha-les-Roses.

Les eaux de surface sont captées dans la Seine et dans la Marne, en amont de Paris et traitées dans deux usines à Orly et Joinville-le-Pont.

Une fois arrivées aux portes de Paris, selon une plaquette d'Eau de Paris, les eaux souterraines et de surfaces sont stockées dans 5 grands réservoirs avant d'être distribuées sur 4 zones géographiques couvrant les 20 arrondissements de la capitale.

A l'occasion de la journée mondiale de l'eau ce lundi, la mairie a rappelé que l'eau de Paris "convient à tous, nourrissons, enfants, adultes ou personnes âgées".

Après son traitements dans les différents sites, l'eau de Paris est chlorée "afin de garantir sa qualité sanitaire pendant son transport jusqu'au domicile de l'usager", souligne la régie. La teneur en chlore est limitée à 0,1mg/l (la limite sanitaire fixée par l'OMS est de 5mg/l) et ne "présente pas de risque pour le consommateur".

L'eau du robinet, selon la mairie, est aussi "en moyenne 300 fois moins chère que l'eau vendue en bouteille" et son prix dans la capitale est en dessous de la moyenne nationale.

(©AFP / 22 mars 2010 17h02)

mercredi 27 janvier 2010

Les inondations de 1910

Le 25 janvier 1910, le réseau fluvial de l'Ile de France entrait en crue. Le niveau le plus fort sera atteint le 28.
Crue_1910.png

La Seine-Saint-Denis fut durement frappée :

Avec, à l'ouest du département, la Seine qui inonda Epinay-sur-Seine, l'Ile-Saint-Denis, Saint-Denis et Saint-Ouen :
Photos

Crue_de_1910_Saint-Denis_La-Briche_Wikipedia.JPG


et à l'est la Marne qui déborda dans les communes de Neully-sur-Marne et Neuilly-Plaisance, Gournay, Gagny et Noisy-le-Grand :

Document

innondations.jpg

Voici quelques indications techniques données par la préfecture :
http://www.seine-saint-denis.pref.gouv.fr/PPR/textes/inondation.pdf

CGMA : Un lien à visiter

dimanche 10 janvier 2010

Brie-Comte-Robert 2010

6e journées portes ouvertes

A.G.B-C-R Comme depuis plusieurs années, le CGEP participera une fois de plus avec plaisir aux portes ouvertes de la généalogie à Brie-Comte-Robert.

Elles se tiendront à la salle des fêtes "Le Safran" les 6 et 7 février 2010. L'entrée est gratuite

Au fil des années, cette manifestation a acquis ses galons, et devient de plus en plus prisée. C'est un rendez vous très attendu ou la convivialité et la bonne humeur sont toujours au rendez vous.

Vous retrouverez vos associations et vos éditeurs de logiciels préférés.

N'hésitez pas à vous arrêter sur le stand du CGEP pour consulter nos bases, ou plus simplement pour fous faire un petit coucou.

Voir l'affiche avec la plupart des associations invitées : AGBCR_2010.pdf

Seront présents : LARENA 77 - Généalogie Aisne - Assoc des Cheminots - Archives et Familles - Fil D'ariane - Gâtinais Généalogique - La MALT - Filiatus - Cercle Généalogique du POHER 29 -CGHSM Melun - Cercle Généalogique Est Parisien 93 - C I 2 P (Impression d'Arbres Grandes dimensions) - CG HP ( LCL-CASA) - A P G Normande -Ste Généalogique de l' Yonne - Marne Archives - C D I P - Les édition AMATTEIS - A G M A T 59 - CGHA 08 - Ancêtres Suisses - Brive Généalogie - Sauve'Archives 69 - Généalogie Informatique Wallonie (Belgique) - Généalogie Départementale de le Creuse ( Gendep 23 ) - l'écrivain François LEGER - Assos généalogique du Pays de Bray ( 76) - le C G Pays de Caux - Genverre - Hérédis ?

Vous pourrez également rencontrer Roger Roucolle qui présentera l'Antenne Généalogique Parisienne de l'Association Guillaume Mauran (65), et Marcel Andrieu qui présentera Cantal-Liens.

jeudi 7 janvier 2010

LA VAGUE ET L' AME

La vague a submergé le poème.
Ou est il le temps la belle camaraderie
Ou l'on publiait ce que l'on aime
Sans risquer de fâcherie

A la demande de l'auteur
J'ai retiré le texte initial
et l'ai remplacé par ce babillage de blogueur
pour ne pas me retrouver au tribunal

Yves VERGEZ

Vague

mardi 5 janvier 2010

Le tablier de ma grand-mère

Souvenons nous

A vous tous...

Te souviens-tu du tablier de ta grand-mère ?
Le principal usage du tablier de Grand'Mère était de protéger la
Robe en dessous, mais en plus de cela,
Il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau ;
Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants,
Et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les
Oeufs, les poussins à réanimer, et parfois les oeufs fêlés
qui finissaient Dans le fourneau.

Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des
Enfants timides ; et quand le temps était frais, Grand' Mère s'en emmitouflait
Les Bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus
Du feu de bois.
C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois
Sec Jusque dans la cuisine.

Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes.

Après que les petits pois aient été récoltés venait le tour des choux.

En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.

Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant
De voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

A l'heure de servir le repas, Grand' Mère allait sur le perron agiter son
Tablier, et les hommes au champs savaient aussitôt qu'ils devaient passer à Table.

Grand'Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine
Sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse,
Tandis que, de nos jours, sa petite fille la pose là pour décongeler.

Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque
Objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de
Choses.

Le tablier

Envoie cela à ceux qui savent, et qui apprécieront l'histoire du tablier De Grand-Mère.

Lu sur GenHP65

Mes ancêtres

Mes ancêtres

Très belle poésie communiquée par Jean-Claude MELOT.

Mes ancêtres

Merci Jean-Claude, c'est une très belle façon de souhaiter la bonne année au CGEP


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